The Chedi - Andermatt
Dans de tels voyages en car Premium, il y a toujours quelque chose de particulier dans l'air : l'attente. Elle était très élevée, tant chez les participants que chez moi. Après tout, nous allons au « The Chedi » à Andermatt – un hôtel de luxe qui n'a rien d'ordinaire.
Avec deux Setra bien remplis de la nouvelle flotte Car Rouge, nous gagnons les Alpes après un bref arrêt à l'aire de repos du Gothard. Vers la mi-journée, nous nous trouvons à 1447 mètres d'altitude. C'est ici que j'ai fait mon service militaire il y a environ 29 ans. Après les gorges de la Schöllenen, un rapide coup d'œil à gauche confirme que la caserne est toujours là, mais désormais entourée d'un échafaudage.
Pour le reste, l'Andermatt endormi d'autrefois est à peine reconnaissable. C'est justement un entrepreneur égyptien, Samih Sawiris, qui s'est lancé dans la réalisation durable d'un projet d'abord critiqué, puis très remarqué. 96 % de la population l'auraient soutenu, et environ 80 % des 500 logements ont déjà trouvé preneur. Nous suivons en outre une visite guidée qui nous fait mieux connaître le projet « Andermatt Swiss Alps ». D'abord à l'aide d'une maquette au centre d'information, puis en réel. Sur la nouvelle place fraîchement aménagée du village de vacances d'Andermatt Reuss, nous visitons deux appartements.
Un mot sur les prix de l'immobilier. Ils commencent à CHF 10'000.- le mètre carré. Le premier logement se trouve au 8e étage du Radisson Blu Reussen, avec une vue splendide. Ce qui frappe dans l'architecture, c'est que la tradition, le monde alpin et la nature s'allient à une construction et à une technologie modernes. On privilégie des matériaux comme le bois et la pierre naturelle, présents naturellement en montagne.
Vous voulez sûrement savoir si le bien m'a plu et si je l'achèterais ? Comme la question ne se pose de toute façon pas vu l'état actuel de mon compte en banque, je remarque tout d'abord que, pour une telle mise, je préférerais avoir le lac Léman devant moi. Mais ce n'est que mon avis. Le deuxième appartement, au rez-de-chaussée d'un immeuble sur la place, est à vendre pour trois quarts de million.
Ensuite, nous passons brièvement dans la nouvelle salle de concert, d'une capacité maximale de 650 spectateurs. Comme Sawiris joue lui-même du piano et a une grande affinité avec la musique, son acoustique devrait compter parmi les meilleures de l'espace alpin.
Après un peu de temps libre vient le moment tant attendu : le check-in au « The Chedi ». Le n° 1114 sera mon logis pour la nuit. Mon impression : on pourrait y rester bien plus longtemps. L'élément phare est la baignoire libre et provocante de la salle de bains. Les meilleurs matériaux, des sols en quartz, différentes compositions lumineuses et la touche asiatique m'enthousiasment, tout comme le grand balcon. Un iPad permet de régler presque tout dans la chambre. Seul me reste à me changer moi-même. Ce que je fais aussitôt avant de gagner l'espace spa pour me détendre et nager. Magnifique !
Le soir, un apéritif et un concert dans la salle Gotthard du Chedi avec les « Stars de demain » sont au programme. Jardena Flückiger, elle-même soprano et guide musicale Car Rouge, nous guide avec charme à travers le menu musical, qui propose des temps forts d'opéras de Rossini, Mozart, Puccini, Wagner et Bizet, entre autres. De longs applaudissements saluent les musiciens. Un menu en quatre services joliment dressé au « The Restaurant » clôt la soirée, que certains hôtes prolongent encore un peu au bar de l'hôtel.
Le lendemain matin, nous avons le temps de profiter des agréments de l'hôtel. Cela commence déjà par le buffet de petit-déjeuner surdimensionné, qui ne laisse aucun souhait inassouvi et reste ouvert jusqu'à 11 heures. Par un temps splendide, une courte randonnée au Pont du Diable puis à travers les gorges de la Schöllenen jusqu'à Göschenen est au programme.
Lorsque les hôtes arrivent au légendaire Pont du Diable, un pique-nique préparé par « la main du diable » les attend déjà. Avec Loris Plozza, Daniel Dicke et Armin Portner, je veille au bien-être des participants. Nous savourons tous une dégustation nourrissante. Une grappa ou un limoncello ne doivent pas manquer non plus, afin que les randonneurs soient revigorés pour la dernière étape jusqu'à Göschenen.
Quelques heures plus tard, le Chedi appartient déjà au passé et nous repartons, enthousiastes et riches de nombreuses nouvelles impressions, vers nos lieux de départ.


